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[COMMUNIQUÉ À LA POPULATION] Villeneuve-sur-Yonne
Depuis quelques jours, l’affichage d’un permis de démolir sur l’ancien lavoir de la rue Saint-Jean, à proximité de la tour Philippe Auguste, suscite de nombreuses réactions et inquiétudes légitimes. Voici les faits :
• Le bâtiment n’est plus un lavoir depuis les années 1970. Il a été busé et dallé, et son usage initial a disparu depuis plus de 50 ans.
• Le bâtiment n’est ni classé, ni inscrit au titre des Monuments historiques.
• Il a servi de garage à vélos dans les années 80/90, avant d’être progressivement laissé à l’abandon, vandalisé, puis squatté à plusieurs reprises.
• Son état de délabrement est avancé : murs lézardés, charpente instable, risque d’effondrement réel. Ce constat est partagé par les services municipaux, les pompiers, et les Architectes des Bâtiments de France.
• La décision de solliciter un permis de démolir a été prise collégialement en commission municipale, et validée officiellement par l’Architecte des Bâtiments de France, après une visite sur site.
• La démolition n’est pas encore programmée : les consultations d’entreprises interviendront en fin d’année.
• En matière de budget, la municipalité a estimé que restaurer ce bâtiment coûterait très cher, sans réelle fonction ni potentiel de réutilisation adapté. Or, d’autres lavoirs historiques de la commune, en meilleur état, nécessitent eux aussi des investissements pour leur mise en valeur. D’ailleurs, des travaux sont à l’étude pour le lavoir du Puits d’Amour.
Et après ?
La volonté municipale, discutée avec l’Architecte des Bâtiments de France, est de transformer cet espace en zone dégagée, valorisant la perspective sur la Tour Philippe Auguste, avec la création possible d’un espace vert respectueux du patrimoine paysager environnant et pourquoi pas, l’installation d’une plaque commémorative pour rappeler l’histoire du lavoir.
Ce n’est pas un reniement de notre histoire.
C’est un choix pragmatique, raisonnable et responsable. Nous croyons à une valorisation intelligente de notre patrimoine, mais aussi à la nécessité de prioriser les actions et les moyens dans l’intérêt général.
Nous vous invitons à faire preuve de discernement face aux simplifications ou récupérations qui circulent. Aucune décision n’a été prise à la légère, encore moins dans l’ombre.